L’association Nigérienne de Marketing Social, ANIMAS-Sutura, et la Fondation CIDEAL, mettent en œuvre le Convenio intitulé « Promotion des droits économiques, sociaux et politiques des femmes dans la région de Maradi (Niger) » au niveau de 21 villages et 12 centres de santé de la région de Maradi, cofinancé par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale pour le Développement (AECID).

Améliorer la qualité des services PF

Entre 2019 et 2022, le Convenio a permis la formation et le recyclage de quarante-huit agents de santé de 12 centres de santé en technologie contraceptive. Ces centres de santé ont par ailleurs bénéficié d’équipements médicaux, de matériel en matière de planification familiale et de matériel de communication afin de sensibiliser les populations et en particulier les femmes sur les questions liées aux droits économiques, sociaux et politiques et à la santé sexuelle et reproductive.  

Sensibiliser sur la SR/PF, les IST/VIH

La sensibilisation des populations est assurée par 42 relais communautaires formés. Chaque semaine, 42 séances de sensibilisation sont réalisées dans les villages sur la base des thématiques développées par les sketches produits par ANIMAS Sutura. Pour permettre une large diffusion de ces messages, les sketchs audios sont diffusés par trois radios dont la radio Anfani de Maradi, la radio Garkua de Tessaoua et la radio Niya de Tchadoua. D’autre part, des animations foraines sont organisées au niveau des villages afin de sensibiliser les communautés sur les thématiques du projet permettant ainsi de recruter chaque mois de nouvelles clientes PF. Au plus fort de l’épidémie de Covid 19, la Coopération Espagnole (AECID) a permis la concession aux villages et aux centres de santé de la zone d’intervention, une importante dotation en bavettes, gel antibiotique, dispositifs de lavage des mains, affiches et dépliants y compris un spot radio largement diffusé.

Sensibiliser sur les droits des femmes

Afin de mobiliser les communautés en faveurs des droits des femmes, des clubs de discussion ont été mis en place dans les 21 villages et sont animés chaque semaine par des relais communautaires. Pour soutenir ces relais et impulser les actions en faveur de la protection des droits des femmes, deux fora (espaces) de plaidoyer ont été organisés avec la participation des leaders communautaires en collaboration avec les représentantes des groupements féminins, les élus locaux et le responsables des services déconcentrés de l’Etat. L’appui du projet a été fortement appréciée aussi bien par le personnel de santé des 21 centres appuyés que par les communautés de base qui commencent à voir des changements sur la vie des femmes et leur participation au développement de leur village. Au titre des changements les plus notoires constatés, on retient l’augmentation de la fréquentation des centres de santé par les femmes, la diminution des cas d’accouchement à domicile, des cas de violences conjugales ainsi qu’une forte tendance de résolution des problèmes notamment champêtres au niveau local. Le projet enregistre par ailleurs des demandes en faveur de l’extension de la zone de couverture villages et centres de santé.